Le 29 septembre
Oups, le petit reflet..
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...destination la vallée derrière le
col enneigé, à droite ci dessous!
Je sors donc de cette salle bondée qui sent la sueur et les pieds. Et maintenant ? Il est 22h30, il y a des autres concerts à 23h. Où sont Lisanne et Gunhild ? Je dois aussi contacter Margotte sinon je risque de dormir dehors ce soir… Je décide que cette dernière « remarque » et à traiter en premier. Je me décide donc à téléphoner. Je sors et m’éloigne du son des tambours africains qui résonnent près de l’entrée. « Allo ? Heï ! It’s Marie Blondel from Undredal… » Blablabla. Ok elle voit qui je suis. Je lui demande comment faire pour venir chez elle. Elle me répond que je peux prendre le bus, et descendre à la station « %#µ$£¤ » - Pardon ?- La station %#µ$£¤ ! Le tout en anglo-norvégien. Mince, ça ne va pas être de la tarte… Au bout de 10 minutes de conversation, on arrive à s’entendre : on va appeler Pascale pour qu’elle nous fasse la traduction ! Je compose le numéro… et tombe directement sur la messagerie. Pascale est partie en montagne ce week-end, donc pas de réseau ! Je commence à paniquer... Je décide d’appeler Ivar, qui parle un peu français. Oui mais je n’ai pas son numéro finalement. Je tente la maison. Tiens donc, personne à la maison. Bon, je vais attendre un peu. Je sors un bouquin et arrive à lire 10 min. Puis je rappelle, une, deux, trois, quatre, cinq fois. Quelqu’un va bien finir par décrocher ! Et - après 10 nouvelles minutes - c’est David qui répond. Son « Ok ok appeler Ivar, je n’ai pas le temps ! Je lui dis ! salut ! » tient en 5 bonnes secondes, mais au moins je vais avoir de l’aide. Ivar rappelle donc. Il me donne le nom du mari de Margotte, « il s’appelle Achbr*%$£¤ » Oui, c’est ça…Ok, bon, je retourne dans le hall et je cherche la salle où Achbr*%$£¤ fait son concert. En fait, il joue du violon dans un groupe. Je rentre donc dans le hall où je retrouve... Gunhild ! Qui me dit que ça fait 2h qu’elle me cherche.. On rejoint Lisanne et puis Gunhild m’aide à trouver Asbjorn (c’est ça son nom !A prononcer Achebjurne). On parle et on décide qu’on partira à 1h30. Car il reste des concerts et Gunhild veut m’apprendre à danser la polka ! En Norvège, tout le monde sait danser sur les musiques traditionnelles ! C’est impressionnant, les enfants, les ados, les adultes et les personnes âgées, tout le monde se retrouve sur la piste de danse… et moi aussi ! Gunhild m’apprend quelques pas puis une dame, qui nous regardait faire ne rigolant, me prend les mains et commence à me montrer d’autres pas. Et voilà que je suis sur la piste, dansant avec une mamie que je ne connais pas ! Puis avec Gunhild, puis avec Asbjorn ! C’était génial !
A 1h30, je repars avec Asbjorn direction la maison. Quand j’arrive, Margotte m’accueille chaleureusement et je rencontre son beau fils et ses petits enfants. En effet, toute la famille est là, en vacances depuis quelques jours. On discute pendant ¾ heure et on décide que demain on irait voir un spectacle au festival ensemble, avec 1 de ses petits enfants. Puis, je vais me trainer dans le lit douillet qu’elle m’a gentiment préparé !
Le lendemain, petit déjeuner copieux en compagnie de Margotte, Asbjorn, de leurs 2 filles, 1 de leur beau-fils et leurs 6 petits-enfants ! On discute bien ! Puis direction la salle des fêtes pour aller voir un spectacle d’enfants de différentes nationalités qui danser et chanter. C’était magnifique ! Il y avait des enfants de 7 ans qui chantaient tous seuls devant un public de 200 personnes ! Il y avait aussi une fille d’une douzaine d’année d’origine indienne, qui dansait comme dans les films de Bollywood ! Stef t’aurais du voir ça ! C’était canon. Là, Lisanne et Gunhild nous ont rejoints.
Après le spectacle, il y a plein de petits concerts un peu partout autour du complexe et dans la ville et on va donc faire un tour. On a pu voir les Strings sisters, les Lions of Africa et plein d’autres. C’était une super ambiance ! Mais il faisait chaud ! Les gens marchaient pieds nus.
Enfin, il fut temps de se dire au revoir avec Margotte. Et j’ai rejoins Lisanne et Gunhild avec qui je repartais à Undredal. Sur la route du retour, on s’arrête dans une petite ville. Gunhild m’explique qu’on peut y acheter des livres déjà utilisés à moitié prix. En effet, dans le village, une petite dizaine de maisonnettes sont ouvertes et les livres en couvrent tous les murs ! C’était vraiment impressionnant. Je me suis arrêter devant l’étagère des livres en anglais et j’ai acheté un paulo coehlo « the fifth moutain » et un autre livre « Forests of Avalon ». Livres dont je n’ai jusqu’ici, pas encore lu une page ! : / Sur la route d’Undredal, le temps commence à changer, les nuages cachent le ciel bleu et la pluie fait son entrée. Arrivée à Gudvangen, c’est carrément la tempête ! Et sur la petite route qui mène à Undredal, on croise une voiture qui nous fait des appels de phares. On ne comprend pas et on continue notre chemin. Et là on s’arrête nette ! La route est coupée par... un éboulement de rochers ! Ils ont emporté la barrière de sécurité jusqu’à la rivière en contrebas ! Gunhild se retourne vers moi et dit qu’on peut passer à pieds, par l’ancien chemin de terre. Puis on regarde de l’autre côté de la rivière et un véritable torrent, gonflé par la pluie qui est tombée, coupe complètement la fameuse route de terre. Il va falloir dormir à Langhuso (sachant que la ferme n’était pas encore aménagée) ! Mais voilà qu’un 4x4 blanc arrive et une dame en talon jupe débardeur (il pleut toujours comme vache qui pisse !) sort de sa voiture, elle dit quelques mots à Gunhild et Lisanne (qui sont elles aussi en débardeur jupe tongs, je vous rappelle qu’on approchait les 30 ° à Forde !), puis elle escalade l’éboulement et disparait de l’autre côté. On fait de même. Mes pauvres baskets blanches sont devenues marrons gris, pareil pour mes pieds à l’intérieur ! Et surprise, une voiture nous attendait de l’autre côté. Je redescends donc jusqu’à la maison. Et quand j’arrive dans le salon, pascal, quentin et maria me regardent en riant. Je suis trempée de la tête aux pieds mais j’aurais passé un week end formidable !